Dimanche matin de janvier. Silencieux. Ensoleillé.
J'ai tourné mon fauteuil de salon pour pouvoir profiter des rayons du soleil sur mon visage. Je savoure l'idée que ce même soleil te réchauffe peut-être aussi, en ce moment.
J'ai rêvé de toi la nuit dernière. Je n'ai conservé que des bribes, des images. Troublantes.
Mon téléphone qui sonne.
«Viens.»
Clignement d'yeux.
Nous sommes debout dans ton appartement. Je suis venue. Je ne reconnais pas les lieux. Je suis dans l'entrée; toi, dans le corridor. Derrière toi, un sapin de Noël artificiel trône sans décorations. Nous nous regardons en silence. Regards chargés d'intensité.
Clignement d'yeux.
Chambre à coucher que je ne reconnais pas non plus. Ton lit, que je connais. Nous sommes étendus sur le duvet blanc, habillés. Tu es couché sur le dos, j'ai posé ma tête sur ta poitrine, ton bras gauche m'enserre.
Silence. Encore.
«Qu'est-ce que je fais ici?» m'entends-je te demander.
Réveil.
Et ce sentiment de manque, aigu.
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